🦷 Le groupe VYV3 – premier réseau mutualiste de santé en France, qui gère 130 centres dentaires – impose depuis peu à ses chirurgiens-dentistes d’utiliser au minimum 30 % de prothèses étrangères, dont chinoises, pour des raisons budgétaires.

📉 En 2025, 70 % des achats de prothèses de VYV3 provenaient encore de France. Depuis deux ans, l’antenne ligérienne a référencé deux nouveaux laboratoires étrangers pour faire baisser les coûts.

🙅 Cinq des sept dentistes d’un centre nantais refusent d’imposer des prothèses chinoises à leurs patients sans leur laisser le choix – et proposent au contraire les deux options, française ou chinoise.

💶 Problème : le tarif patient est identique quelle que soit l’origine de la prothèse. Seule la marge du groupe change. Les patients, informés, choisissent systématiquement le made in France – et le quota de 30 % n’est jamais atteint.

⚖️ La direction du groupe VYV3 sanctionne les cinq dentistes récalcitrants par une mise à pied de 3 jours, invoquant le non-respect des consignes internes.

🚨 Le syndicat FO conteste la légalité de la sanction : les chirurgiens-dentistes sont sous Code du travail et non sous convention collective – aucun texte interne ne prévoit explicitement cette mise à pied ni sa durée maximale, une obligation légale pourtant impérative.

😷 Conséquence immédiate : les patients n’ont plus de créneaux disponibles, et les assistantes dentaires se retrouvent bloquées sans praticiens.

Un groupe mutualiste censé défendre les patients sanctionne ses propres médecins pour avoir refusé de leur imposer des prothèses chinoises plus rentables – à tarif égal pour le patient.