đïž Le 8 mai 1945, le gĂ©nĂ©ral allemand Alfred Jodl signe la reddition inconditionnelle Ă Reims – Ă 2h41 du matin, dans les locaux d’un collĂšge technique devenu QG d’Eisenhower.
đ» Ă 15h, de Gaulle annonce Ă la radio : « La guerre est gagnĂ©e. Voici la victoire. » Les cloches sonnent dans toute la France libĂ©rĂ©e.
đïž Le 8 mai ne devient fĂ©riĂ© lĂ©gal qu’en 1953, grĂące Ă la loi Mignot – soit huit ans aprĂšs les faits. Il sera ensuite supprimĂ© en 1959, rĂ©tabli en 1968, puis Ă nouveau banalisĂ© en 1975 avant d’ĂȘtre dĂ©finitivement restaurĂ©.
đ La divergence de dates entre le 8 mai occidental et le 9 mai russe s’explique par le dĂ©calage horaire : minuit avait dĂ©jĂ basculĂ© cĂŽtĂ© soviĂ©tique au moment de la signature.
đïž Ce matin, Emmanuel Macron a dĂ©posĂ© une gerbe au pied de la statue de De Gaulle sur les Champs-ĂlysĂ©es, avant de prĂ©sider la cĂ©rĂ©monie devant la tombe du Soldat inconnu sous l’Arc de Triomphe – 81e anniversaire.
đïž Le Soldat inconnu est un militaire français non identifiĂ©, mort au combat pendant la PremiĂšre Guerre mondiale. Son corps est choisi en 1920 parmi 8 cercueils de soldats anonymes rĂ©cupĂ©rĂ©s sur diffĂ©rents fronts – c’est un simple soldat, Auguste Thin, qui dĂ©signe le cercueil en dĂ©posant un bouquet de fleurs. Il est inhumĂ© sous l’Arc de Triomphe Ă Paris le 11 novembre 1920, le jour du 2e anniversaire de l’Armistice. Une flamme du souvenir est allumĂ©e sur sa tombe le 11 novembre 1923 – elle ne s’est jamais Ă©teinte depuis, ravivĂ©e chaque soir Ă 18h30. Il symbolise tous les soldats morts pour la France dont l’identitĂ© est Ă jamais inconnue – estimĂ©s Ă 300 000 pour la seule guerre de 14-18. Sa tombe est le lieu central des commĂ©morations nationales : 11 novembre, 8 mai, et dĂ©filĂ© du 14 juillet.
đȘ Une revue des troupes est au programme, avec les Ă©lĂšves de Polytechnique et de l’Ăcole des mousses de la Marine nationale.
đ„ Ă un an de la fin de son mandat, c’est pour Macron l’avant-derniĂšre cĂ©rĂ©monie du 8 mai en tant que prĂ©sident.
đ Toile de fond : pendant que la France commĂ©more, Moscou et Kiev se dĂ©chirent sur une autre « Victoire » – le 9 mai russe, qui cette annĂ©e concentre toutes les tensions du conflit en cours.
81 ans aprĂšs, le 8 mai 1945 reste une date Ă double lecture : victoire cĂ©lĂ©brĂ©e Ă l’Ouest, instrumentalisĂ©e Ă l’Est.

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