1. Quand et où la panne d’électricité s’est-elle produite ?

La panne a débuté le lundi 28 avril 2025, en fin de matinée, touchant l’ensemble de l’Espagne et du Portugal, ainsi que brièvement le sud-ouest de la France (Pays basque).

2. Quelle est l’ampleur de la panne ?

Elle a paralysé les transports (métros, trains, aéroports), les communications (réseaux mobiles, WhatsApp, X) et les infrastructures (hôpitaux, gares).

En Espagne, la consommation d’électricité a chuté de 50 % vers 12h30 le 28 avril.

Au Portugal, environ 6,5 millions de consommateurs ont été affectés.

3. Quelles sont les causes possibles de la panne ?

L’origine reste indéterminée, mais plusieurs hypothèses sont étudiées :

Dysfonctionnement du réseau : Un problème dans le réseau de transport d’énergie, potentiellement en Espagne, est évoqué par le ministre portugais Antonio Leitao Amaro.

Phénomène météorologique : Le gestionnaire portugais REN parle d’un « phénomène atmosphérique rare » causant des oscillations sur les lignes à haute tension, possiblement lié à des variations extrêmes de température.

Cyberattaque : Bien que non confirmée, cette piste est investiguée par l’Institut national de cybersécurité espagnol (INCIBE) et le Centre national de cryptologie. L’Espagne est une cible fréquente de cyberattaques en raison de ses positions sur l’Ukraine et Gaza.

Une rumeur d’incendie en France (montagne d’Alaric) affectant une ligne haute tension a été démentie.

4. Y a-t-il des preuves d’une cyberattaque ?

Non, aucune preuve tangible n’a été trouvée à ce stade. Antonio Costa, président du Conseil européen, a déclaré sur X le 28 avril 2025 qu’il n’y avait « pas d’indication d’une cyberattaque ».

5. Quel est l’état du rétablissement de l’électricité ?

En Espagne, à 00h30 le mardi 29 avril 2025, plus de 60 % de l’électricité était rétablie.

Au Portugal, l’énergéticien EDP estimait un retour possible dans la nuit du 28 au 29 avril.

Le gestionnaire espagnol REE indiquait un délai de 6 à 10 heures pour un rétablissement complet, si tout se passait bien.

6. Quels impacts concrets ont été observés ?

Transports : Métros et trains à l’arrêt (ex : évacuation de 4 rames de métro à Lisbonne), embouteillages massifs (ex : autoroute M-30 à Madrid), aéroports fermés (Madrid-Barajas, Lisbonne).

Infrastructures : Trois centrales nucléaires espagnoles (Almaraz II, Ascó I et II, Vandellós II) se sont arrêtées automatiquement, fonctionnant sur générateurs diesel. Aucun impact sur la sécurité n’a été signalé.

Vie quotidienne : Les hôpitaux ont activé des générateurs (ex : hôpital La Paz à Madrid), les commerces étaient paralysés (ex : terminaux de paiement hors service à Port Aventura).

7. Quelles mesures ont été prises ?

L’Espagne a déclaré l’état d’urgence et tenu une réunion extraordinaire du Conseil de sécurité nationale le 28 avril.

La France a fourni 700 MW d’électricité via RTE, avec une capacité d’augmenter à 950 MW.

La Commission européenne est en contact avec les autorités pour identifier les causes.

8. Y a-t-il eu des victimes ou des incidents graves ?

Aucun incident grave n’a été signalé, notamment dans les hôpitaux, grâce aux générateurs.

9. Pourquoi l’Espagne semble-t-elle être le point d’origine ?

Le Premier ministre portugais Luís Montenegro et le ministre Antonio Leitao Amaro ont suggéré que la panne provenait probablement d’Espagne, sans préciser pourquoi. Le réseau ibérique s’est déconnecté du réseau européen de 12h38 à 13h30 le 28 avril.

10. Où en est l’enquête ?

Les autorités espagnoles et portugaises, épaulées par l’INCIBE, le Centre national de cryptologie et l’Agence de cybersécurité de l’UE (ENISA), poursuivent leurs investigations. Aucune cause n’est confirmée à ce jour.