En novembre 2022, une rumeur circulait sur les réseaux sociaux :
« La NASA confirme que le réchauffement climatique est une fraude : l’Antarctique gagne 112 milliards de tonnes de glace par an ».
Cette affirmation s’appuyait sur un article publié en 2016, lui-même basé sur une étude de 2015. Mais cette interprétation était trompeuse.

D’où venait la confusion ?
L’étude de 2015 indiquait qu’entre 1992 et 2001, la calotte glaciaire antarctique aurait gagné environ 112 milliards de tonnes de glace par an, puis 82 milliards entre 2003 et 2008. Ces chiffres provenaient de calculs satellites. Cependant, les auteurs eux-mêmes précisaient que ces résultats allaient à l’encontre de la majorité des autres études, qui concluaient à une perte globale de glace.
Ce que disaient les données à l’époque
Depuis cette étude, la NASA avait publié plusieurs travaux qui contredisaient cette hypothèse. Selon une étude parue en août 2022 dans Nature, l’Antarctique aurait perdu environ 12.000 milliards de tonnes de glace depuis 1997. Cette fonte s’accélère avec le réchauffement climatique induit par l’activité humaine.
Chad Greene, scientifique au Jet Propulsion Laboratory, a déclaré : « L’Antarctique s’effrite sur ses bords, et lorsque les plateformes de glace s’affaiblissent, les glaciers accélèrent, contribuant à l’élévation du niveau de la mer ».
Pourquoi c’était important ?
La désinformation climatique exploite des études anciennes ou isolées pour semer le doute. Or, le consensus scientifique est clair : la planète se réchauffe, et la fonte des glaces en Antarctique est massive et préoccupante. Ces pertes influencent directement la montée des océans, avec des conséquences mondiales.
