Le mouvement « Bloquons tout », non structuré et diffusé via messageries cryptées et réseaux sociaux, cristallise une colère sociale ressentie depuis juillet 2025 – notamment depuis l’annonce du budget 2026 de François Bayrou, avec 43,8 milliards d’euros d’économies, la suppression de deux jours fériés, et des coupes dans les services publics. 

Des revendications quantifiées ont émergé récemment via des sondages internes (relayés sur Telegram) :

83 % réclament la démission ou destitution d’Emmanuel Macron,

78 % demandent le démantèlement des empires médiatiques français,

72 % disent vouloir dire non au budget Bayrou 2026.

Ces chiffres offrent un aperçu plus précis des attentes : la contestation ne se limite pas à la hausse du pouvoir d’achat, mais englobe une contestation politique globale, médiatique et budgétaire.

En parallèle, les services de renseignement estiment que le 10 septembre pourrait mobiliser jusqu’à 100 000 personnes, entre blocages de grandes infrastructures (raffineries, routes, gares, péages) et actions symboliques ou coup-de-poing.

Même si ces chiffres sont à manier avec prudence, ils attestent d’un mouvement à l’ampleur non négligeable.