Sébastien Lecornu a présenté sa démission le 6 octobre 2025, seulement quelques heures après avoir annoncé la composition de son gouvernement. Plusieurs raisons se cumulent :

Blocage politique et absence de majorité : Comme ses prédécesseurs, il ne disposait pas de majorité à l’Assemblée nationale. Il avait promis une « rupture » en renonçant à l’usage du 49.3 pour faire adopter le budget. Mais cette main tendue n’a pas suffi à éviter la menace d’une motion de censure, notamment du PS et du RN.

Fronde des Républicains (LR) : La participation de LR au gouvernement a explosé après la nomination des ministres. Bruno Retailleau, chef de file des Républicains, a dénoncé une composition jugée trop favorable à Renaissance (10 ministres contre 4 pour LR). Il en était de même pour le retour surprise de Bruno Le Maire aux Armées, symbole pour la droite des dérives budgétaires passées. LR a donc décidé de se retirer, fragilisant la coalition.

« Appétits partisans » et tensions internes : Lecornu a dénoncé des calculs liés à la présidentielle de 2027. Il a également montré du doigt des partis « se comportant comme s’ils avaient la majorité absolue », refusant les compromis. Il a dès lors estimé que « les conditions n’étaient plus remplies » pour gouverner.

Risque d’implosion et censure assurée : La gauche préparait une motion de censure, et même au sein du camp présidentiel, des critiques montaient. Lecornu a préféré partir avant un échec annoncé.

En résumé : absence de majorité, rupture manquée, fronde des Républicains et menace de censure ont rendu la position de Sébastien LECORNU intenable.