Depuis son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump promettait de « mettre fin à la guerre en Ukraine en 24 heures ».
Quatre mois plus tard, le conflit s’intensifie et les analystes s’accordent : Vladimir Poutine applique son vieux manuel pour gagner du temps et épuiser son interlocuteur américain.
Les signaux
Ultimatum sans effet : Trump a exigé que Poutine cesse les hostilités sous 50 jours, menaçant de sanctions et d’armes supplémentaires pour Kyiv.
Réponse du Kremlin : un haussement d’épaules et un post ironique de Dmitri Medvedev sur X.
Résultat : la Bourse de Moscou a grimpé de +2,7 %, preuve que les marchés n’y croient pas.
Rencontres infructueuses : Après un sommet en Alaska en août, Trump a répété qu’il « croit que Poutine veut la paix », malgré une offensive russe accrue dans l’Est ukrainien. Zelensky, lui, martèle que « l’Ukraine est prête au cessez-le-feu, pas Moscou ».
Tactique russe
Obfuscation, délais, conditions impossibles. Poutine loue les efforts de Trump tout en ajoutant des « questions sérieuses » : supervision, mobilisation, retrait des troupes
Trump a déjà concédé deux points majeurs avant toute négociation : pas d’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN et acceptation de pertes territoriales.
Pour Tatiana Stanovaya (Carnegie Center), « Poutine flatte Trump, lui offre des concessions temporaires qu’il vendra comme une victoire, mais son objectif reste une Ukraine désarmée et subordonnée ».
En résumé : Trump admet lui-même qu’il « pourrait être joué » par Poutine. Et pendant que Washington parle, Moscou avance ses lignes et multiplie les frappes de drones autour de Kyiv.
