Presque deux ans après la disparition tragique de Sinéad O’Connor, retrouvée sans vie en juillet 2023 dans son appartement londonien à l’âge de 56 ans, les détails de son testament émergent enfin.

La chanteuse irlandaise, encore hantée par le suicide de son fils Shane (17 ans) un an et demi plus tôt, avait tout prévu pour ses trois enfants survivants : Jake, Roisin et Yeshua.

Selon des documents probatoires irlandais obtenus par le tabloïd The Sun, son patrimoine brut s’élevait à 1,7 million de livres sterling (environ 2 millions d’euros), réduit à 1,4 million de livres (soit près de 1,6 million d’euros) après déduction des dettes, frais judiciaires et funéraires.

Cette fortune, fruit d’une carrière explosive marquée par 6,2 millions d’albums vendus – dont l’emblématique « Nothing Compares 2 U » – sera intégralement partagée entre la fratrie.

Mais Sinéad, connue pour sa franchise brute, ne s’arrête pas là : dans son testament rédigé en 2013 (avant sa conversion à l’islam en 2018), elle les enjoint à maximiser les profits de son œuvre.

« J’ordonne qu’après ma mort, et à la discrétion de mes enfants de plus de 18 ans, mes albums soient publiés pour en tirer ce qu’ils valent », stipule-t-elle, les encourageant littéralement à « milker » (traire) sa musique pour en extraire tout le potentiel financier.

Nommé exécuteur testamentaire, son ex-mari John Reynolds veillera à l’application de ces vœux.

Quant à ses cendres, la star rebelle laisse carte blanche : « Mes enfants peuvent disperser mes cendres comme ils l’entendent », conclut-elle, dans un geste de liberté ultime qui reflète sa vie tumultueuse, entre combats pour les droits des femmes, critiques de l’Église et luttes personnelles contre la maladie mentale.

Au-delà des chiffres, cet héritage est un testament vivant à l’héritage artistique de Sinéad : une voix iconoclaste qui continue de résonner, invitant ses enfants à perpétuer son legs en le monétisant sans scrupules.