Le bras de fer entre Kylian Mbappé et le Paris Saint-Germain entre dans une phase décisive. Le 17 novembre, le tribunal des prud’hommes de Paris examinera la plainte du joueur contre son ancien club. Cette audience, sans tentative de conciliation préalable, est exceptionnelle pour un dossier de cette ampleur.
Mbappé réclame 55 millions d’euros, correspondant à trois mois de salaire et à des primes qu’il estime impayées.
Mbappé affirme qu’il n’a jamais accepté d’y renoncer. Le PSG, lui, soutient qu’un accord verbal existait.
Mbappé aurait accepté d’abandonner une partie des sommes pour partir libre en 2024, ce que le joueur qualifie de « fantasme ».
En avril 2025, Mbappé avait obtenu une saisie conservatoire de 55,4 M€ sur les comptes du PSG, mais cette décision a été annulée en mai. La somme reste bloquée jusqu’à l’appel.

Par ailleurs, Mbappé demande que son contrat à durée déterminée (CDD) soit requalifié en contrat à durée indéterminée (CDI).
En droit français, un CDD ne peut être utilisé que pour des tâches temporaires. Or, dans le football, les contrats des joueurs sont quasi systématiquement des CDD, ce qui est toléré car la durée est liée à la saison sportive.
Si les prud’hommes lui donnent raison, cela pourrait créer un précédent. Les clubs seraient exposés à des indemnités de licenciement énormes en cas de rupture. Cela remettrait en cause le modèle économique du football français, basé sur des CDD successifs.
C’est une démarche rare et stratégique : Mbappé veut démontrer qu’il était un salarié « permanent » du PSG, pas un joueur sous contrat temporaire !
