En juin, le prix du riz a grimpé de 99 % par rapport à la même période l’année précédente, après une hausse de la même ampleur le mois précédent.
Le gouvernement est entré en mode panique : en mai, 300 000 tonnes de riz ont été débloquées des stocks d’urgence, dans une tentative désespérée de freiner l’hémorragie.
Mais le public reste excédé : 90 % de ces réserves n’ont toujours pas atteint les étagères.
Des accusations circulent : des grossistes pourraient thésauriser du riz pour amplifier la pénurie et faire monter les prix.
Le ministre de l’Agriculture, Taku Eto, a démissionné après avoir dit : « Je n’ai jamais acheté de riz », car ses partisans le lui offraient gratuitement.
Shinjiro Koizumi (fils de l’ancien premier ministre) a pris les rênes et mis en place la vente des stocks, mais les résultats sont timides.
Le Japon, jusqu’ici protectionniste, semble prêt à ouvrir ses portes au riz importé des États-Unis, de Corée, du Vietnam… comme une issue radicale face à la pénurie.
Mais risque politique : les agriculteurs, alliés traditionnels de l’ancien régime, pourraient se retourner contre l’État.
La faiblesse du yen (environ ¥149/$) alimente l’inflation importée, notamment alimentaire – un cercle vicieux.
