Après des mois de tensions, Emmanuel Macron veut relancer la relation franco-algérienne. Il a déclaré au G20 que « beaucoup de choses » doivent être corrigées, notamment sur la sécurité, la migration et l’économie. Les échanges étaient gelés depuis l’arrêt de la coopération migratoire et des expulsions croisées de diplomates. La libération récente de l’écrivain Boualem Sansal par Alger est perçue comme un premier signe d’apaisement.
Boualem Sansal est un écrivain franco-algérien de 81 ans, connu pour ses positions critiques envers le régime algérien et l’islamisme. Il a été emprisonné en Algérie pendant un an pour « atteinte à l’unité nationale » après des propos controversés sur les frontières algéro-marocaines. Le 12 novembre 2025, il a été gracié par le président Abdelmadjid Tebboune, à la demande des autorités allemandes pour raisons humanitaires, puis transféré à Berlin avant de revenir en France le 18 novembre. Emmanuel Macron l’a aussitôt reçu à l’Élysée, saluant « la dignité et le courage » de l’écrivain, dont la libération marque un geste d’apaisement dans une relation franco-algérienne tendue.
Les Européens soutiennent Kiev face au plan de paix de Donald Trump. Ce texte en 28 points prévoit des concessions territoriales et un renoncement à l’Otan, ce que l’Ukraine juge inacceptable. Réunis au G20, onze pays européens ont averti qu’un accord imposé laisserait Kiev vulnérable à de futures attaques. Volodymyr Zelensky a promis des alternatives, tandis que Moscou menace d’étendre ses offensives si le plan est rejeté.
Le plan américain prévoit la reconnaissance par Kiev et ses alliés de l’annexion de la Crimée et du contrôle russe sur le Donbass (régions de Donetsk et Louhansk). Certaines zones du sud, comme Kherson et Zaporijjia, seraient partagées selon la ligne de front actuelle. En échange, la Russie serait réintégrée au G8 et verrait les sanctions levées progressivement, tandis que l’Ukraine devrait renoncer à l’OTAN et réduire son armée à environ 600 000 soldats.
Le Sénat relance le débat sur le temps de travail en France. Par 199 voix contre 135, il a voté un amendement ajoutant 12 heures annuelles, soit une heure par mois. Cette mesure porterait la durée légale de 1 607 à 1 619 heures et pourrait générer plus de 10 milliards d’euros pour financer la Sécurité sociale, sans augmenter les impôts ni toucher aux droits sociaux. La gauche dénonce « une provocation absolue », tandis que le gouvernement renvoie la discussion à la conférence sociale du 5 décembre.
