BYD franchit une étape stratégique en annonçant la production de son SUV hybride rechargeable Seal U DM-i en Turquie dès 2026. Cette usine représente un investissement d’1 milliard de dollars et une capacité annuelle de 150 000 unités. Objectif : contourner les surtaxes européennes de 27 % sur les importations chinoises grâce à l’union douanière UE-Turquie. Le Seal U, best-seller des véhicules hybrides rechargeables en Europe avec plus de 55 000 immatriculations depuis janvier, a une autonomie de 100 km en mode électrique et de 1 000 km au total, avec une consommation moyenne d’1 l/100 km. Son prix, autour de 35 000 €, pourrait encore baisser grâce à des coûts salariaux 40 % inférieurs à ceux d’Europe centrale. Cette localisation permettra aussi de livrer deux fois plus vite les clients européens.

Pendant ce temps, la France commémore le 11 novembre, jour férié depuis 1922 en mémoire de l’armistice signé à 5 h 15 dans la clairière de Rethondes, mettant fin à la Première Guerre mondiale. À 11 heures, les canons se sont tus après quatre ans d’un conflit qui fit 18,6 millions de morts, dont 1,4 million de Français. Cette journée honore désormais tous les morts pour la France, civils et militaires, depuis la loi du 28 février 2012. Anecdote méconnue : plus de 8 millions de chevaux furent réquisitionnés pendant la guerre, souvent sacrifiés dans les tranchées, un enfer silencieux rarement évoqué dans les manuels.
Sur les marchés, la nervosité gagne la tech : le Nasdaq a perdu 3 % en une semaine, soit 1 000 milliards de dollars envolés, dont 350 milliards pour Nvidia. OpenAI, créateur de ChatGPT, reste déficitaire malgré 800 millions d’utilisateurs mensuels et brûle des milliards pour financer des méga-usines d’IA. Michael Burry, célèbre pour avoir anticipé la crise des subprimes, parie 1,1 milliard sur la chute des valeurs IA.
« Une correction de 3 %, ce n’est pas l’explosion d’une bulle », tempère l’économiste Julien Pillot.
Mais les comparaisons avec la bulle Internet de 2000 refont surface. OpenAI prévoit des besoins de 1 000 milliards d’ici 2030 et consomme l’équivalent énergétique de 20 réacteurs nucléaires pour ses puces, sans modèle économique rentable avant 2029.
Au Liban, Hannibal Kadhafi, fils de Mouammar, a été libéré après 10 ans de détention sans procès. Arrêté en 2015, il était accusé de détenir des informations sur la disparition de l’imam Moussa Sadr en 1978. Sa libération a été obtenue contre une caution ramenée de 11 millions à 900 000 dollars.
« C’est la fin d’un cauchemar » a déclaré son avocat Laurent Bayon.
Hannibal, âgé de 49 ans, doit quitter le Liban pour une destination tenue secrète. Cette affaire avait empoisonné les relations entre Beyrouth et Tripoli pendant une décennie.

À Paris, Emmanuel Macron recevra mardi Mahmoud Abbas à l’Élysée pour discuter de la mise en œuvre du cessez-le-feu à Gaza et de la reconstruction. La France, qui a reconnu l’État palestinien en septembre, veut relancer la solution à deux États et préparer le « jour d’après » avec une réforme de l’Autorité palestinienne.
« Un accès continu de l’aide humanitaire à Gaza est indispensable », insiste l’Élysée.
Les discussions incluront la sécurité, la gouvernance et la coordination avec les partenaires arabes et internationaux.
Sur le front antiterroriste, l’ex-compagne de Salah Abdeslam, Maëva B., a été mise en examen et écrouée pour association de malfaiteurs terroriste. Elle est accusée d’avoir remis une clé USB chargée de propagande djihadiste au seul survivant des commandos du 13-Novembre et d’avoir préparé un projet d’attentat avec deux complices, dont un « époux religieux » de 20 ans. Les enquêteurs ont découvert des recherches sur une action violente imminente. Salah Abdeslam n’est pas impliqué, précise la DGSI, mais l’affaire ravive les inquiétudes à deux jours des commémorations des attentats de 2015.
Enfin, à Washington, Donald Trump a créé la stupeur en accueillant à la Maison-Blanche Ahmad al-Chareh, ancien chef djihadiste devenu président intérimaire de la Syrie.
« Je l’aime bien… sans passé brutal, vous n’avez aucune chance », a lancé Trump.
Cette visite marque la levée des sanctions américaines et l’entrée de la Syrie dans la coalition internationale antidjihadiste. Les États-Unis envisagent même une base militaire près de Damas pour « coordonner l’aide humanitaire ». Ahmad al-Chareh, retiré de la liste des terroristes du FBI, promet de « redéfinir » ses relations avec Moscou et d’ouvrir des négociations avec Israël.
