Depuis cet été, au moins 47 incidents impliquant des drones ont été recensés dans l’espace aérien européen, principalement en Pologne (19 cas), mais aussi en Roumanie, Lituanie, Allemagne, Danemark et Norvège. Ces engins, souvent non identifiés, sont soupçonnés d’être liés à des opérations russes de guerre hybride. Certains drones militaires de type Geran mesurent plus de 3 mètres et peuvent transporter des explosifs ou servir de leurres.
Le 31 octobre, l’aéroport de Berlin-Brandebourg a dû suspendre ses vols pendant près de deux heures après la détection d’un drone, relançant les inquiétudes sécuritaires. L’Allemagne a annoncé qu’elle autoriserait désormais la police fédérale à abattre les drones suspects et prévoit un budget d’au moins 100 millions € pour créer un centre de défense antidrones. L’UE, de son côté, prépare un « mur antidrones » opérationnel d’ici 2027 pour protéger ses frontières orientales.

Ce dispositif ne sera pas un mur physique, mais un réseau intégré de systèmes de détection et de neutralisation : radars, capteurs électromagnétiques, brouilleurs, lasers et intercepteurs. L’objectif est de créer une barrière électronique continue sur plusieurs centaines de kilomètres, capable de détecter et neutraliser des drones militaires ou civils avant qu’ils ne franchissent la frontière.
