Un néonazi de 22 ans a plaidé coupable après avoir tenté d’empoisonner des enfants aux États-Unis. Il voulait qu’un complice déguisé en père Noël distribue des bonbons contenant du ricin, un poison 6 000 fois plus puissant que le cyanure et sans antidote. L’homme, extradé de Moldavie vers les Etats-Unis en mai 2025, dirigeait un groupe suprémaciste actif en Russie et en Ukraine. Il risque jusqu’à 40 ans de prison pour ce projet déjoué par un agent infiltré du FBI. Le ricin ressemble à une poudre claire et, une fois ingéré ou inhalé, il bloque la fabrication des protéines vitales, ce qui tue les cellules et provoque une défaillance des organes.


Nokia prévoit de supprimer jusqu’à 427 emplois en France, soit plus de 18 % de ses effectifs. Le plan vise notamment 343 postes à Paris-Saclay, dans le cadre d’une rupture conventionnelle collective basée sur le volontariat. Les négociations doivent se terminer le 19 décembre, et les départs seraient effectifs au premier semestre 2026. Ce projet s’inscrit dans un plan global de réduction des coûts, le septième depuis le rachat d’Alcatel-Lucent en 2016.

Une rupture conventionnelle collective (RCC) est un dispositif légal en France permettant à une entreprise de réduire ses effectifs sans licenciement contraint. Elle repose sur le volontariat des salariés, avec des départs négociés et indemnisés, validés par l’administration. Contrairement à un plan social, il n’y a pas de licenciement imposé, mais l’entreprise doit proposer des mesures d’accompagnement (formation, reclassement, etc.).


Une propriétaire en Gironde sera jugée le 28 novembre pour avoir payé deux hommes afin de déloger un squatteur. Elle leur aurait versé 5 000 euros pour expulser l’occupant illégal de la maison qu’elle voulait vendre pour régler ses droits de succession. Le 28 septembre, les deux individus cagoulés ont agressé la victime sous la menace d’une arme, avant que les gendarmes n’interviennent. Les trois prévenus risquent des peines pour violences aggravées et complicité, dans une affaire qui relance le débat sur les squats.


Kirill Dmitriev, patron du fonds souverain russe RDIF, négocie en secret un plan de paix entre Moscou et Washington. Né à Kiev et formé à Stanford et Harvard, il a rencontré l’émissaire américain Steve Witkoff à Miami fin octobre pour discuter d’un texte en 28 points. Ce projet, jugé très favorable à la Russie, prévoit la cession du Donbass, la reconnaissance de la Crimée et la réduction drastique de l’armée ukrainienne. Dmitriev, proche de Poutine et décoré de la Légion d’honneur en 2018, est sous sanctions américaines depuis 2022.

Le RDIF signifie Russian Direct Investment Fund. C’est le fonds souverain russe, créé en 2011 pour attirer des investissements étrangers en Russie. Il gère environ 10 milliards de dollars et finance des projets stratégiques, souvent en partenariat avec des fonds internationaux. Depuis 2022, il est sous sanctions occidentales en raison de la guerre en Ukraine.