Le Hamas a ouvert la voie à des négociations pour la libération des otages à Gaza.
De nouveaux détails émergent sur la réponse du Hamas au plan de paix pour Gaza présenté par Donald Trump.
Le Hamas accepte partiellement le plan en 20 points. Cette acceptation ouvre la voie à la libération de tous les otages israéliens, vivants ou morts. Mais cette libération ne serait possible qu’en échange de conditions précises.
Divisions internes au Hamas et compromis discrets
Le Hamas est profondément divisé. Les dirigeants politiques basés à l’étranger, comme Khalil Al-Hayya au Qatar, poussent pour accepter le plan malgré des réserves. Ils y voient une chance de survie politique. En revanche, les commandants militaires à Gaza s’y opposent fermement. Ils refusent de lier la libération des otages à un retrait israélien ou à un désarmement complet, craignant de perdre leur légitimité locale.
Ezzedin al-Haddad, un cadre influent à Gaza, a proposé un compromis discret : remettre les roquettes et les armes lourdes, mais conserver les fusils d’assaut. Ces armes sont présentées comme “défensives” pour la sécurité interne. Cette proposition illustre une approche pragmatique pour éviter un effondrement total du mouvement.
Conditions et pressions financières
Le plan de Trump prévoit la libération des otages dans les 72 heures suivant l’acceptation publique par Israël. Mais le Hamas exige des “conditions de terrain” non détaillées. Selon des fuites, ces conditions incluraient un échange : 48 otages contre 250 Palestiniens condamnés à perpétuité et 1 700 détenus supplémentaires, ainsi qu’une aide humanitaire immédiate. Ce ratio marque une escalade par rapport aux négociations passées.
Des pressions financières influencent aussi la décision. Le Qatar, l’Égypte et la Turquie poussent le Hamas à accepter, motivés par des promesses d’investissements dépassant 50 milliards de dollars pour la reconstruction de Gaza. Cette médiation devient une opportunité économique, le Qatar espérant récupérer ses financements passés.
Connexions internationales et calendrier serré
Narendra Modi, Premier ministre indien, a salué le “leadership décisif” de Trump dans un message discret sur X. Il a affirmé le soutien de l’Inde à une “paix durable et juste”, positionnant son pays comme un acteur diplomatique clé entre l’Occident et le Moyen-Orient.
Parallèlement, des sources israéliennes affirment que Netanyahu a ordonné des frappes de drones contre une flottille humanitaire au large de la Tunisie le mois dernier. Cette action suggère qu’Israël maintient la pression militaire malgré les pourparlers.
Trump a fixé une deadline informelle : dimanche 6 octobre à 18 h pour une acceptation complète du plan. Celui-ci inclut la création d’un “Board of Peace” dirigé par les États-Unis pour superviser la démilitarisation et la relance économique de Gaza. Le Hamas a accepté ce cadre technocratique, mais demande des discussions supplémentaires.
Un contexte historique et des tensions internes
Cette réponse du Hamas rappelle les négociations de Doha en 2024, qui avaient échoué. À l’époque, un échange d’otages contre un cessez-le-feu était déjà envisagé. Aujourd’hui, la logique reste la même : une trêve contre la libération de prisonniers.
Selon des sources israéliennes, Netanyahu a été surpris par la réponse du Hamas. Cette réaction a révélé des failles dans le plan israélien, jugé par certains trop favorable aux Palestiniens à long terme. Cela laisse penser à des tensions internes en Israël : d’un côté, des préparatifs pour libérer les otages ; de l’autre, la volonté de poursuivre les opérations militaires, notamment à Gaza City.
