Boualem Sansal, 81 ans, vient d’être libéré après un an de prison en Algérie, où il était accusé d’atteinte à l’unité nationale. Cette grâce présidentielle, obtenue grâce à la médiation allemande, intervient dans un contexte de crise diplomatique entre Paris et Alger, aggravée par le soutien français au plan marocain pour le Sahara occidental. L’écrivain, traité pour un cancer durant sa détention, affirme contrôler ses mots mais réitère son souhait de réconciliation, regrettant que « soixante années après l’indépendance, on parle encore comme en 1962 ».
Le Sahara occidental est un territoire de 266 000 km², anciennement colonie espagnole, revendiqué par le Maroc depuis 1975 et par le Front Polisario, soutenu par l’Algérie. Le Maroc contrôle 80 % du territoire, derrière un mur de 2 700 km, tandis que les indépendantistes en tiennent 20 %. Rabat propose depuis 2007 un plan d’autonomie sous souveraineté marocaine, soutenu par la France, les États-Unis et l’Espagne, ce qui a ravivé les tensions avec Alger. Cette dernière réclame un référendum d’autodétermination jamais organisé malgré l’accord de 1991.

Marine Le Pen a été condamnée pour détournement de fonds publics dans l’affaire des assistants parlementaires européens. Elle écope de cinq ans d’inéligibilité immédiate, quatre ans de prison dont deux ferme sous bracelet, et 100 000 € d’amende. Cette sanction, non suspensive malgré l’appel, compromet sa candidature à la présidentielle de 2027. Elle a tout de même affirmé ce week-end qu’elle « ne renonce absolument pas ». Le préjudice estimé atteint 4,1 millions €, et le procès en appel est prévu en 2026, à quelques mois du scrutin.
L’affaire des assistants parlementaires européens concerne un système mis en place par le Front national (devenu Rassemblement national) entre 2004 et 2016. Des fonds du Parlement européen, destinés à rémunérer des assistants parlementaires, ont été utilisés pour payer des collaborateurs travaillant en réalité pour le parti en France. Le préjudice est estimé entre 3 et 4,6 millions €. Marine Le Pen et 24 autres personnes ont été reconnues coupables en mars 2025, écopant de peines lourdes.
Jair Bolsonaro, 70 ans, a reconnu avoir tenté de brûler son bracelet électronique avec un fer à souder, invoquant un épisode de « paranoïa » lié à des médicaments. L’ex-président brésilien, condamné en septembre à 27 ans de prison pour tentative de coup d’État, est en résidence surveillée depuis août. Il affirme avoir eu des hallucinations, pensant que le bracelet contenait un dispositif d’écoute, mais assure n’avoir eu aucune intention de fuir. La police fédérale a constaté des traces de brûlure, ce qui a conduit à son placement en détention provisoire.
Jair Bolsonaro a été condamné en septembre à 27 ans de prison pour avoir tenté de se maintenir au pouvoir après sa défaite face à Lula en 2022. Selon la Cour suprême, il dirigeait une organisation criminelle qui prévoyait l’assassinat de Lula et d’un juge, mais le complot a échoué faute de soutien militaire. Il est aussi jugé responsable des violences du 8 janvier 2023, quand ses partisans ont envahi les institutions à Brasília. Inéligible jusqu’en 2030, il est désormais en détention provisoire après avoir tenté de saboter son bracelet électronique.

