La cour d’appel de Paris examinera le 10 novembre la demande de mise en liberté de Nicolas Sarkozy, incarcéré depuis le 21 octobre à la prison de la Santé. Son maintien en détention ne peut être justifié que s’il est l’« unique moyen » de conserver des preuves, d’empêcher des pressions ou une fuite. Si la cour accepte sa demande, il pourrait être libéré sous contrôle judiciaire, avec des mesures comme assignation à résidence avec bracelet électronique ou dépôt de caution.

Nicolas Sarkozy : isolement strict et cellule de 9 m² à la prison de la Santé

La prison de la Santé, située dans le 14ᵉ arrondissement de Paris, est le dernier établissement pénitentiaire intra-muros de la capitale. Construite entre 1863 et 1868 et rénovée en 2019, elle dispose d’un quartier pour personnes vulnérables (QPV), souvent appelé « quartier VIP », où sont placés les détenus nécessitant une protection particulière. C’est là que Nicolas Sarkozy purge sa peine depuis le 21 octobre 2025.

Malgré la rénovation, la Santé reste marquée par la surpopulation carcérale. Le taux d’occupation atteint 188 %, avec trois détenus dans des cellules de 10 m² dans certains quartiers.