JUSTICE • L’ancien président péruvien Martín Vizcarra a été jeté en prison préventive pour cinq mois, accusé de pots-de-vin juteux.
L’ancien président péruvien Martín Vizcarra a été placé en détention préventive pour cinq mois, mercredi 13 août. La justice l’accuse de corruption lors de son mandat de gouverneur de Moquegua, il y a onze ans.
Le juge Jorge Chavez a ordonné cette mesure. Motif : risque de fuite et non-respect de la procédure. Vizcarra, au pouvoir de 2018 à 2020, a été arrêté sur-le-champ après l’audience. Il a été transféré dans une petite prison à l’est de Lima.
Le parquet le soupçonne d’avoir empoché 2,3 millions de soles (environ 557.000 euros) en pots-de-vin. En échange : des marchés publics pour des entreprises de construction. Notamment des contrats hospitaliers à Moquegua.
Vizcarra n’est pas seul en cellule. Il rejoint trois autres ex-présidents incarcérés : Alejandro Toledo, Ollanta Humala et Pedro Castillo. Le Pérou compte désormais cinq anciens chefs d’État derrière les barreaux pour corruption.
L’ancien leader fait aussi face à une autre enquête. Il est accusé d’avoir dirigé un réseau criminel baptisé « Les Intouchables de la corruption ». Ce groupe offrait postes et contrats contre des bakchichs pendant son mandat présidentiel.
Vizcarra clame son innocence. Il dénonce une « vengeance personnelle ». La date de fin du procès reste inconnue. Cette affaire illustre la vague anticorruption qui secoue le Pérou ces dernières années.
