🟠 Pourquoi Rachida Dati est-elle renvoyée en procès ?
Elle est soupçonnée d’avoir perçu 900 000 € entre 2010 et 2012 de la part de RNBV (filiale de Renault-Nissan), pour des prestations de conseil. Mais les juges estiment qu’elle n’a pas réellement travaillé. Par ailleurs, elle était à l’époque avocate et eurodéputée, ce qui rendrait toute activité de lobbying illégale.
🟠 Que conteste-t-elle ?
Elle dénonce une “instrumentalisation honteuse”, affirme avoir réellement travaillé, notamment dans quatre pays (Iran, Turquie, Maroc, Algérie), et assure n’avoir jamais fait de lobbying au Parlement européen.
🟠 Que disent les juges sur le lobbying ?
Ils évoquent des mails, notes et documents contredisant sa version :
- Un email de janvier 2010 évoque directement des actions de lobbying.
- Elle aurait reçu des notes de Renault sur la réglementation européenne, ce qui peut constituer un indice de lien d’intérêt.
🟠 A-t-elle réellement travaillé pour Renault dans ces pays ?
Elle dit avoir permis de sauver une usine à Tanger et avoir multiplié les actions diplomatiques.
Mais les juges affirment qu’aucune trace sérieuse de son action n’a été trouvée, et aucun cadre de Renault n’a confirmé son rôle dans ces projets.
🟠 Pourquoi les juges doutent-ils encore plus ?
- Aucun remboursement de frais de déplacement n’a été demandé, alors que la convention le permettait.
- Les attestations qu’elle a produites sont jugées “très faibles” par le Parquet national financier.
- Elle a d’abord refusé de donner les noms des personnes rencontrées, avant de changer de version.
🟠 Que dit-elle du contrat d’avocat ?
Elle affirme que le contrat produit au dossier est incomplet et qu’il manque des pages, notamment des paraphes.
Mais selon la justice, il ne manquait qu’un post-it indiquant où signer, et ses requêtes ont été rejetées.
🟠 Que dit le procureur financier ?
Jean-François Bohnert a démenti fermement les propos de Dati selon lesquels il aurait désavoué l’enquête.
Il affirme, au contraire, avoir cosigné personnellement le réquisitoire demandant son renvoi en correctionnelle.
🟠 Dati a-t-elle dit d’autres contre-vérités ?
Oui. Elle a dit que Renault-Nissan n’est pas partie civile, alors que l’entreprise l’est depuis des années.
Elle a affirmé que l’affaire avait été classée sans suite au départ, ce qui est faux.
🟠 Quand le procès aura-t-il lieu ?
Une première audience de mise en état est prévue le 29 septembre 2025.
Le procès pourrait n’avoir lieu qu’après les municipales de 2026.
