Depuis le début de son second mandat, Donald Trump est accusé par ses opposants de se comporter davantage comme un monarque que comme un président élu. Ces critiques s’appuient sur plusieurs décisions et attitudes jugées inquiétantes pour l’équilibre des pouvoirs.

Parmi elles, la multiplication des décrets exécutifs – plus de 170 en six mois – qui réduit le rôle du Congrès et concentre le pouvoir entre les mains de l’exécutif.

Les accusations s’étendent aux purges dans les agences fédérales et aux pressions exercées sur la justice. Trump a publiquement affirmé vouloir un « pouvoir total et absolu », une déclaration qui a renforcé les inquiétudes sur une dérive autoritaire.

Sa rhétorique contribue également à cette perception : lors de son investiture en 2025, il s’est présenté comme « sauvé par Dieu » pour restaurer la grandeur américaine, un ton messianique rarement observé dans la politique américaine.

À cela s’ajoute l’usage controversé de la force. Le président a ordonné le déploiement de la Garde nationale dans plusieurs villes démocrates et envisagé son utilisation pour des opérations migratoires, une pratique inhabituelle pour un chef d’État américain.

Ses attaques contre les contre-pouvoirs – suppression de subventions aux universités jugées « woke », contrôle des médias et redécoupage électoral favorable à son camp – alimentent également les critiques.

Ses partisans, en revanche, défendent ces mesures comme légales et nécessaires pour restaurer l’ordre face à des crises sécuritaires et migratoires.

Ils rappellent que Trump agit dans le cadre des pouvoirs présidentiels prévus par la Constitution et qu’il bénéficie d’une légitimité démocratique issue des urnes.