Apple a averti plus d’une centaine d’utilisateurs d’iPhone dans une centaine de pays qu’un logiciel espion, comparable à Pegasus, pourrait infecter leur smartphone.

Ces alertes, envoyées le 2 mai 2025, visent des cibles précises comme des journalistes et des commentateurs politiques, pas le grand public.

Apple précise : « Cette attaque vous vise probablement en raison de qui vous êtes ou de ce que vous faites. »

Les avertissements prennent la forme d’une alerte à la connexion à l’identifiant Apple, d’un e-mail et d’un iMessage. Ils décrivent un logiciel espion « mercenaire », coûteux et sophistiqué, capable d’espionner sans laisser de traces. Apple, qui dit avoir « une grande confiance » dans ces détections, compare ce logiciel à Pegasus, un outil israélien révélé en 2021, qui avait ciblé des figures comme le président français Emmanuel Macron, via une opération attribuée au Maroc.

Parmi les utilisateurs alertés en 2025, seuls deux noms sont connus : Ciro Pellegrino, journaliste italien du média Fanpage, et Eva Vlaardingerbroek, commentatrice politique néerlandaise. Vlaardingerbroek a partagé une capture d’écran de l’alerte et une vidéo pour dénoncer cette tentative d’espionnage.

Apple avait déjà envoyé des alertes similaires en juillet 2024 à des journalistes, militants et politiciens. L’entreprise n’a pas publié la liste complète des cibles de 2025, mais insiste : « La plupart des utilisateurs ne seront jamais confrontés à ce type de menace. » Pour les personnes concernées, Apple recommande de contacter la Digital Security Helpline de l’ONG (Organisation Non Gouvernementale) Access Now.

À tous, elle conseille de mettre à jour les appareils, d’utiliser des mots de passe robustes et d’activer l’identification à deux facteurs (2FA, Authentification à Deux Facteurs).

Cette affaire rappelle l’ampleur des cyberattaques ciblées. Pegasus, par exemple, a été utilisé pour surveiller des dissidents, des journalistes et des leaders mondiaux, exploitant des failles sans nécessiter d’interaction de la victime.

Apple ne précise pas qui est derrière les attaques de 2025, mais souligne que ces logiciels sont réservés à des opérations de surveillance d’élite, loin des menaces courantes.