La Chine développe une nouvelle idée appelée « économie de basse altitude », qui consiste à utiliser l’espace aérien situé en dessous de 1 000 mètres pour des activités commerciales.

Cette initiative inclut des projets ambitieux comme des taxis volants et des drones pour la livraison de nourriture. L’objectif est de transformer la mobilité urbaine et la logistique en exploitant des technologies aériennes innovantes.

Les taxis volants, appelés eVTOL (appareils électriques à décollage et atterrissage vertical), sont déjà testés dans des villes comme Guangzhou. Ces véhicules ressemblent à des mini-hélicoptères autonomes et peuvent atteindre une vitesse de 130 km/h sur des trajets d’environ 30 kilomètres. En parallèle, des drones de livraison sont utilisés dans des zones urbaines comme Shenzhen, où des habitants peuvent recevoir des boissons ou des repas en moins de trente minutes.

Cette économie représente déjà un marché estimé à 506 milliards de yuans (environ 70 milliards de dollars) en 2023, soit 0,4 % du PIB chinois. Les projections sont impressionnantes : d’ici 2035, ce secteur pourrait atteindre 3,5 trillions de yuans, soit près de 490 milliards de dollars.

Cependant, plusieurs défis freinent cette expansion. Les batteries actuelles limitent l’autonomie des taxis volants à 20 ou 30 minutes, ce qui réduit leur efficacité. De plus, l’espace aérien chinois est fortement réglementé par l’armée, ce qui complique les autorisations de vol. Enfin, la sécurité reste une préoccupation majeure : en septembre, deux prototypes de taxis volants XPENG sont entrés en collision lors d’un test, heureusement sans blessés.

En résumé, la Chine mise sur une révolution aérienne pour ses villes, avec des taxis volants et des drones-livreurs déjà en phase de test. Si les obstacles techniques et réglementaires sont surmontés, cette « économie de basse altitude » pourrait devenir un pilier majeur de la mobilité et de la logistique dans les prochaines décennies.