Oui, et c’est loin d’être rare. Le Royaume-Uni applique des lois strictes contre les propos jugés offensants ou menaçants sur Internet. Deux textes clés encadrent ces poursuites : le Malicious Communications Act (1988) et la Communications Act (2003), qui interdisent les messages « grossièrement offensants » ou destinés à causer détresse. Depuis 2023, l’Online Safety Act renforce encore la responsabilité des plateformes et des utilisateurs.

Chaque année, environ 12 000 personnes sont arrêtées pour des publications en ligne jugées illégales, soit près de 30 arrestations par jour, une hausse de 58 % depuis 2019. Les infractions concernent surtout l’incitation à la haine, les menaces et le harcèlement.

Des exemples récents illustrent la sévérité des sanctions : en 2024, après des émeutes anti-immigration, plusieurs internautes ont écopé de peines de prison pour avoir appelé à attaquer des hôtels hébergeant des demandeurs d’asile. L’un d’eux a pris 20 mois de prison, un autre plus de 3 ans. En 2025, un créateur de séries a été arrêté pour des propos jugés incitatifs à la violence envers les femmes transgenres.