L’accord franco-algérien du 27 décembre 1968 est un traité bilatéral qui régit la circulation, le séjour et l’emploi des ressortissants algériens en France. Il a été signé six ans après la guerre d’indépendance, dans un contexte où la France avait besoin de main-d’œuvre. Ce texte, qui relève du droit international, prime sur le droit français et instaure un régime dérogatoire au droit commun pour les Algériens.

Par exemple, les Algériens n’ont pas de carte de séjour classique mais des certificats de résidence pour Algérien (plus de 600 000 délivrés en 2024). De plus, pour le regroupement familial, si la personne accueillante possède déjà un certificat de résidence de 10 ans, alors les membres de sa famille (conjoint, enfants mineurs) en obtiennent automatiquement un dès leur arrivée en France.

Ce dispositif est régulièrement critiqué pour créer une discrimination entre étrangers et pour son coût estimé à 2 milliards € par an pour le contribuable français (droits sociaux, santé, etc.).