En 2025, la quasi-totalité des services départementaux d’incendie et de secours (Sdis) en France disposent d’au moins un drone volant. Selon Hugo Dutang-Copin, spécialiste sécurité publique chez DJI Enterprise, environ 70 % des Sdis sont équipés.

Ces drones sont utilisés pour la reconnaissance aérienne, la cartographie des zones sinistrées et la détection thermique lors des incendies.

Les modèles les plus répandus peuvent transporter jusqu’à 6 kg d’accessoires (caméras thermiques, projecteurs, haut-parleurs). Leur coût varie entre 5 000 et 15 000 euros, selon les options.

Ces appareils permettent de réduire l’exposition des pompiers aux risques, notamment lors d’incendies industriels ou de catastrophes naturelles.

En revanche, les robots terrestres restent très minoritaires. Leur prix élevé – souvent supérieur à 150 000 euros par unité – freine leur adoption.

Ces engins, capables d’intervenir dans des environnements extrêmes (incendies de tunnels, zones contaminées), sont pour l’instant réservés à quelques Sdis pilotes et aux grandes agglomérations. Leur rôle : tracter des lances à eau, déplacer des charges lourdes ou effectuer des reconnaissances dans des zones trop dangereuses pour l’homme.

Cette modernisation s’inscrit dans un contexte d’innovation accélérée : le marché mondial des drones civils et professionnels devrait atteindre 40 milliards de dollars en 2025, avec une croissance annuelle estimée à 12 %.

En France, la filière bénéficie d’investissements publics et privés pour renforcer la sécurité et l’autonomie des appareils.