Imaginez : une soirée cinéma en plein air, sous les étoiles de Seine-Saint-Denis, promise à la joie rose bonbon de Barbie. Mais le 8 août 2025, tout bascule. Un groupe de jeunes du quartier menace violemment les agents municipaux, hurlant que le film de Greta Gerwig – cette satire féministe explosive où Margot Robbie incarne une poupée découvrant la misogynie du monde réel – « prône l’homosexualité » et « porte atteinte à l’image de la femme« .

Résultat ? Projection annulée sur-le-champ par le maire PCF Olivier Sarrabeyrouse, pour protéger son équipe d’une escalade potentiellement dangereuse.

C’est l’étincelle qui allume la poudre : une enquête judiciaire s’ouvre illico pour « menace, violence ou acte d’intimidation envers un chargé de mission de service public« .

Le parquet de Bobigny est sur le coup, suite à la plainte du maire lui-même.

Sarrabeyrouse ne mâche pas ses mots : il fustige cet « obscurantisme fondamentaliste » et un argument « totalement fallacieux » sur l’homosexualité. Il promet une reprogrammation rapide du film, avec débat public pour contrer ces « censeurs moraux auto-proclamés ».

Mais attention, il tire à boulets rouges sur la « récupération politicienne disproportionnée » de la droite et l’extrême droite, déversant une « haine raciste islamophobe » sur les réseaux depuis 24 heures.

De l’autre côté du ring politique, le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau (droite) contre-attaque avec virulence : « Nous sommes en France, et en France, il n’y a pas de police des mœurs et de la vertu ! » Il dénonce les « pressions d’une minorité violente qui veut ‘hallaliser’ l’espace public« , qualifiant cela d’inacceptable recul face au « repli communautaire et au séparatisme« .

Le préfet de police de Paris en rajoute une couche : ces faits « sont contraires aux fondements de notre République ».

Au cœur de la tempête ? Un film qui, loin de promouvoir l’homosexualité comme un vice, ridiculise les stéréotypes de genre et célèbre l’émancipation. Mais dans un quartier comme Noisy-le-Sec, ces menaces soulèvent des questions brûlantes sur l’intégrisme, l’homophobie et les fractures communautaires. La ministre de la Culture Rachida Dati a même annoncé une plainte, amplifiant l’écho national.