🚗 Aujourd’hui en France, seul l’État peut installer des radars. Il en gère 4 819, répartis sur 20 000 km de réseau national – mais les communes, elles, gèrent plus de 700 000 km de voirie sans aucun radar verbalisateur.

📜 C’est la loi 3DS du 21 février 2022 (article 53) qui a ouvert la possibilité aux maires d’installer des radars de contrôle de vitesse, mais l’application concrète a pris du temps.

📅 Dès le 1er janvier 2027, communes, intercommunalités et départements pourront officiellement déployer leurs propres dispositifs de contrôle automatisé.

🤖 Ces nouveaux appareils, appelés SCAT (Système de contrôle automatisé des collectivités), utilisent l’intelligence artificielle et détectent non seulement la vitesse, mais aussi le grillage de feu rouge, l’absence de ceinture et l’usage du téléphone au volant.

📷 Le modèle de référence, la tourelle Mesta Fusion 2, combine un capteur optique de 36 mégapixels et une antenne radar Doppler 3D. L’IA analyse les images en continu et compare chaque comportement détecté à des modèles prédéfinis – un conducteur qui tient un objet à hauteur du visage déclenche la détection « téléphone », l’absence de la bande diagonale de ceinture déclenche « ceinture non attachée ». Un agent humain valide toujours le PV avant envoi.

📈 Les experts anticipent le déploiement de 3 000 à 5 000 nouveaux boîtiers à travers le pays.

💰 Les amendes générées iront directement dans les caisses de l’État, pas dans celles des communes – ce qui refroidit certains maires à investir.

⚠️ L’association 40 Millions d’automobilistes craint que certaines communes privilégient des emplacements rentables plutôt que réellement dangereux.

🛑 Les maires ne sont pas totalement libres : chaque installation reste soumise à l’avis du préfet, qui dispose de 3 mois pour répondre – et en l’absence de réponse, l’avis est réputé défavorable.

En résumé : à partir de 2027, les maires pourront installer des radars IA multi-infractions, avec jusqu’à 5 000 nouveaux appareils attendus – mais les recettes resteront à l’État, et chaque radar devra être validé par le préfet.